Votre assurance habitation vous couvre-t-elle en cas de guerre ?
C’est le premier réflexe à adopter. En période de conflit, le risque de dommages matériels sur votre logement explose (infrastructures touchées, coupures de réseaux). Or, la plupart des contrats d’assurance habitation comportent des clauses d’exclusion spécifiques aux faits de guerre.
Vérifiez vos conditions générales dès maintenant. Les délais de traitement s’allongent et les franchises grimpent en flèche lors de sinistres majeurs. Un coup de fil à votre assureur vous permettra de clarifier votre niveau réel de couverture face à des événements exceptionnels.
Prévoyez aussi un budget « résilience ». Le gouvernement incite déjà à constituer un kit de survie (eau, nourriture, radio, piles). Ces dépenses de précaution, tout comme la sécurisation éventuelle de votre domicile, pèsent sur le budget ménage.
Inflation et placements : l’or brille, la Bourse tremble
Les marchés financiers détestent l’incertitude. L’histoire récente le prouve : lors de l’invasion de l’Ukraine en 2022, le S&P 500 a dévissé instantanément. Les actions, surtout celles d’entreprises dépendantes des chaînes logistiques mondiales, deviennent très volatiles.
À l’inverse, les valeurs refuges tirent leur épingle du jeu :
- L’or et les métaux précieux : Ils jouent leur rôle de bouclier. Le métal jaune a franchi les 2 000 dollars l’once au début du conflit ukrainien.
- Le cash : Renforcez votre épargne de précaution. Visez 3 à 6 mois de dépenses courantes sur des livrets liquides pour parer aux imprévus.
- L’immobilier : Il conserve son statut de valeur refuge, mais attention à la liquidité. En temps de crise, les transactions se grippent et les conditions de crédit se durcissent.
Économie de guerre : vers une hausse inévitable des impôts ?
Le « quoi qu’il en coûte » militaire a un prix. La Loi de programmation militaire prévoit déjà de porter le budget des armées à 67,4 milliards d’euros d’ici 2030. L’État devra financer cet effort colossal.
Deux leviers risquent d’être actionnés :
- L’augmentation des prélèvements (impôts directs ou indirects).
- La création de contributions exceptionnelles.
Anticipez une pression fiscale accrue. L’économie de guerre peut booster temporairement certains secteurs industriels, mais elle tend à étouffer la consommation civile et l’investissement des ménages.
Pour aller plus loin : Quels arbitrages précis réaliser sur votre assurance-vie ? Comment constituer votre « budget de crise » sans vous ruiner ? Visionnez la vidéo complète pour découvrir la checklist financière indispensable.