Chaque jour, du lundi au samedi, recevez le plus punchy et pertinent de l’info des marchés.
Face aux recommandations de la Cour des comptes visant à taxer le Livret A pour récupérer 150 millions d'euros, l'exécutif oppose un refus catégorique. Roland Lescure confirme le maintien des règles actuelles.
Lundi dernier, le Conseil des prélèvements obligatoires a publié une note qui a fait grand bruit. Cet organisme rattaché à la Cour des comptes pointe du doigt le coût fiscal de l’épargne réglementée. Sa recommandation n°7 est explosive : ramener le plafond du Livret A à 19 125 euros et imposer tout euro épargné au-delà. L’objectif budgétaire affiché est de générer une économie de 150 millions d’euros, selon les estimations de la Direction générale du Trésor.
Au-delà de la simple taxation, le rapport va plus loin. Il suggère d’intégrer les intérêts de vos livrets dans le calcul du Revenu Fiscal de Référence (RFR). Une mesure technique aux conséquences lourdes : cela pourrait priver certains foyers d’accès à des aides sociales (tarifs de crèche, bourses scolaires) ou même au Livret d’Épargne Populaire (LEP), dont l’éligibilité dépend de ce même RFR.
Pourquoi les Français boudent le Livret A malgré une épargne record en 2025 ?
Pas question de toucher au placement star des Français. Roland Lescure, ministre de l’Économie, s’est voulu très clair. Il assure que le gouvernement « n’envisage absolument pas » de suivre ces directives. Le plafond reste donc maintenu à 22 950 euros et vos intérêts demeurent totalement exonérés d’impôt et de prélèvements sociaux. Le statut de valeur refuge du Livret A est, pour l’heure, intégralement préservé.
Inscrivez-vous et bénéficiez d'un accès gratuit aux contenus Premium pendant 1 mois
Je suis déjà abonné(e) ou inscrit(e) au Revenu, je me connecte