Conseil

Où placer notre argent en 2026 sans prendre de risques ?

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Arnaud et Pascale disposent des moyens pour réorganiser leur patrimoine, dynamiser leurs placements et financer une résidence secondaire, à condition de faire les bons choix sans tarder.

Par Christian Fontaine
Publié le 01/01/2026 à 08h52
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Où placer notre argent en 2026 sans prendre de risques ?
(©Monica Ly)

Nous conseillons à Arnaud et Pascale d’investir dans les Gafam, d’optimiser la fiscalité de leurs placements et de s’offrir le pied-à-terre à la mer, dont ils rêvent depuis des années.

Les comptes d’Arnaud et de Pascale :

Répartition du patrimoine :
62,7% Immobilier d’habitation.
14,9% Immobilier Locatif.
14,1% Liquidités.
4,6% Placements à long terme sans risques.
3,7% Actions

Leurs Revenus

Salaire (Arnaud) 70.980 €
Salaire (Pascale) 48.264 €
Loyers nets 7.500 €
Total 126.744 €

Leurs dépenses

Dépenses courantes 69.547 €
Impôt sur le revenu 17.247 €
Impôts locaux(²) 1.957 €
Total 88.751 €
Capacité d’épargne (1) 37.993 €

Leurs actifs

Résidence principale 1.050.000 €
Bien locatif 250.000 €
Comptes courants 45.345 €
Livret A 25.478 €
LDDS 8.245 €
Livret bancaire 156.432 €
CEL 968 €
Compte-titres ordinaire 18.457 €
2 PEA 42.875 €
Assurance vie 35.547 €
Contrat de capitalisation 42.547 €
Total 1.675.894 €


Âgés de 51 et 52 ans, Arnaud et Pascale s’apprêtent à franchir une étape clé de leur vie. À compter du mois de septembre, ils ne seront plus que deux à la maison. « Les enfants prennent leur envol. C’est la vie ! », expliquent-ils d’une même voix, à la fois nostalgiques et fiers du parcours de leurs rejetons. Leur aînée est en école d’ingénieur. Leur second passe son bac en juin et devrait poursuivre ses études à Lausanne ou à Madrid. « Tout va dépendre de la faculté où il sera admis. »

Ingénieure en biologie, Pascale travaille dans un laboratoire de recherche à la pointe dans la lutte contre les maladies auto-immunes. Après un parcours de journaliste dans la presse nationale, son mari a décidé de se réorienter vers la communication d’entreprise. À son compte pendant près de deux ans, il vient d’être embauché par une agence de relations publiques : « Le salariat est plus contraignant, mais il offre davantage de sécurité. »

En charge des finances, Arnaud nous a contactés parce qu’il s’interroge sur les meilleurs placements pour 2026. Le niveau de valorisation des grandes classes d’actifs (actions, immobiliers, matières premières, cryptos) le laisse dubitatif. Il s’inquiète aussi de l’évolution de la fiscalité et voudrait connaître notre avis sur l’assurance vie luxembourgeoise. Pour leur apporter des réponses personnalisées, nous avons analysé leurs revenus, dépenses, actifs et dettes. Conclusion : ils ont les moyens de leurs ambitions, mais des décisions doivent être prises. Vite.

Sans surprise pour des abonnés de longue date au Revenu, ils sont propriétaires de leur maison, une jolie bâtisse aux lignes modernes avec 1.000 m2 de jardin. Ils détiennent également un deux-pièces locatif à Orléans acheté en loi Scellier pour défiscaliser. Les placements financiers donnent l’impression d’avoir été accumulés au fil des ans sans grande logique, en suivant les propositions commerciales de leur banquier. On y trouve des livrets bancaires, de l’épargne logement, un peu de Bourse, des contrats de capitalisation et de l’assurance vie.


Posséder toutes les grandes enveloppes fiscales – plan d’épargne en actions (PEA), assurance vie, compte-titres ordinaire (CTO)… –, c’est bien. Car cela donne de la souplesse. En fonction de l’évolution de la réglementation plus ou moins favorable, vous privilégiez l’une ou l’autre pour vos investissements et retraits de cash. Encore faut-il les spécialiser pour s’y retrouver et surtout gagner en efficacité.

Nous recommandons : le PEA pour les actions européennes, l’assurance vie pour les investissements de long terme sans risques et les actions internationales, le plan d’épargne retraite (PER) pour défiscaliser,et le private equity (actions d’entreprises non cotées). En complément, si vous avez accès à un plan d’épargne entreprise (PEE) de qualité, profitez-en pour y loger vos fonds d’investissement. Ce n’est malheureusement pas le cas d’Arnaud. Il n’empêche, il est séduit par notre approche et s’engage à mettre un peu d’ordre dans ses enveloppes fiscales. Nous insistons sur la nécessité de ne pas agir dans la précipitation et de bien prendre en compte tous les aspects fiscaux des arbitrages à venir.

La répartition entre les grandes familles de placements (liquidités, actions, obligations, matières premières, crypto-actifs) est essentielle ! Les études académiques montrent que cette stratégie détermine 80 % de la performance d’un portefeuille.

Comme la majorité des Français, Arnaud possède trop de cash et pas assez d’actions. Comme la majorité des Français, il n’investit que dans des marques qui lui sont familières (BNP Paribas, Orange, SEB). Alors que ce ne sont pas forcément les plus rentables. Il devient urgent de mondialiser ses investissements. Les Gafam (Google, Apple, Meta, Amazon et Microsoft) sont les grands vainqueurs de la numérisation à marche forcée de l’économie. Elles sont aussi très rentables et doivent représenter au moins 10 % du poste actions. Pour optimiser leurs prix de revient et éviter de prendre le risque d’investir au plus haut, le couple doit étaler ses achats de titres sur vingt-quatre mois à raison de 1 / 24e par mois. Arnaud ne connaissait pas les atouts de l’investissement programmé, connu sur les réseaux sous l’acronyme anglo-saxon DCA (Dollar Cost Averaging) avant que nous ne le lui présentions. Intéressé, il s’engage à le mettre en place sans tarder.

Dernier dossier : la résidence secondaire. Pascale et Arnaud rêvent d’un pied-à-terre à la mer pour y télétravailler et y passer des vacances en famille. Si une villa bourgeoise de caractère (plus d’un million d’euros dans une station huppée de la façade atlantique, au moins le double sur la Côte d’Azur) semble hors de portée, une maison de 100 m2 à un quart d’heure à vélo de la plage paraît finançable avec un crédit sur quinze ans à 3,5 %.

À 50 ans, l’assurance emprunteur qui prend en charge les mensualités du prêt en cas de décès ou d’invalidité demeure abordable : autour de 1 % du montant emprunté. Les frais d’entretien d’une « seconde résidence », comme disent nos amis belges, ne doivent pas être négligés. Comptez entre 1 et 2 % du prix d’achat, impôts locaux compris, en fonction de la taille de la propriété. Les jardiniers sont éligibles au crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile. Mais la législation peut être durcie à tout moment. Cette niche fiscale étant dans le collimateur de députés socialistes depuis des années. La location saisonnière permet de boucler son budget plus facilement, mais le couple ne veut pas en entendre parler. Il préfère acheter plus petit un bien à rénover, et réaliser l’essentiel des travaux eux-mêmes, quitte à les étaler dans le temps.

Pascale et Arnaud remercient Le Revenu pour la qualité de ses conseils.

Le durcissement de la fiscalité n’est pas une fatalité. En modifiant l’origine de vos revenus et la composition de votre patrimoine, vous pouvez sensiblement alléger la facture.

Bien gérer son argent, c’est le mettre au service de vos projets de vie. Investir dans une résidence secondaire peut être pertinent, malgré le coût de l’opération et les frais d’entretien.


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