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ÉDITO – Alternance : quand l’État complique la vie des entreprises

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À partir du 1er janvier 2026, l’État restreint les aides à l’alternance. Réservées aux PME et aux diplômes jusqu’au Bac, elles excluent désormais les grandes entreprises. Une décision budgétaire qui complique les recrutements, renchérit le coût de la formation et envoie un signal négatif.

Par Manon Gazin
Publié le 01/01/2026 à 09h11 | mis à jour le 01/01/2026 à 19h16
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Faute de budget voté pour 2026, l’État restreint dès le 1er janvier les aides à l’alternance. Les entreprises de plus de 250 salariés perdent leur éligibilité, les subventions étant désormais réservées aux PME et aux diplômes Bac ou infra-Bac.

Le montant reste à 5 000 euros pour la première année, mais pour les grands groupes, c’est zéro. Une décision qui complique la planification des recrutements et augmente le coût réel de l’alternance.

Les conséquences sont immédiates : les grands employeurs, qui recrutent chaque année des milliers d’apprentis, doivent désormais absorber ces dépenses sans aide, ce qui peut freiner leur recours à l’alternance.

La flexibilité et la capacité d’investissement des entreprises dans la formation des jeunes s’en trouvent directement affectées, au moment même où le marché du travail des 15-29 ans montre des signes de fragilité : 49 200 contrats perdus en 2025, selon l’Insee.

En restreignant les aides, l’État envoie un signal négatif : soutenir les jeunes devient plus coûteux, recruter via l’alternance plus complexe. Les grandes entreprises, moteurs de l’emploi et de la formation, se voient sanctionnées par défaut, alors que l’alternance reste un tremplin essentiel pour préparer la prochaine génération de salariés.

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