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Les automobilistes profitent d'un répit inattendu en cette fin d'année. Le SP95-E10 s'affiche sous les 1,60 € le litre. Cette embellie ne survivra pas à 2025.
Le litre de SP95-E10 affiche 1,60 € en moyenne fin décembre 2025. Un niveau jamais observé depuis plus de trois ans. Le gazole suit la même trajectoire et s’établit autour de 1,67 € le litre. Cette accalmie tarifaire permet aux conducteurs de réaliser quelques économies bienvenues sur leurs pleins de fin d’année.
Mais cette parenthèse enchantée s’apprête à se refermer brutalement. Dès le 1er janvier 2026, les tarifs à la pompe repartiront à la hausse. Les professionnels du secteur anticipent une augmentation de 4 à 6 centimes par litre sur l’ensemble des carburants.
Électricité : vers une forte hausse en 2026 ?
La raison de ce rebond tarifaire tient en trois lettres : CEE. L’État renforce le dispositif des Certificats d’économie d’énergie au 1er janvier 2026. L’enveloppe annuelle passe de 6 à 8 milliards d’euros. Les fournisseurs d’énergie devront financer davantage d’actions d’efficacité énergétique. Ils répercuteront naturellement ce surcoût sur les prix à la pompe.
Actuellement, les CEE représentent environ 11 centimes dans le prix d’un litre de carburant. Après révision du dispositif, cette contribution grimpera à 16-17 centimes. Olivier Gantois, représentant des professionnels pétroliers, confirme : « On va avoir une augmentation de l’ordre de 5 à 6 centimes par litre ».
Selon la Cour des comptes, le dispositif CEE coûte déjà 164 euros par an et par ménage en moyenne. Cette somme se répartit inégalement : 84 euros pour le gaz, 76 euros pour les carburants et 56 euros pour l’électricité. Avec le renforcement prévu en 2026, la facture des automobilistes s’alourdira mécaniquement.
Les conducteurs qui envisageaient de différer un achat de carburant ont intérêt à faire le plein avant le réveillon. Passé le 31 décembre, les prix ne redescendront pas à leur niveau actuel avant plusieurs mois. Le gouvernement minimise l’impact de cette mesure qu’il qualifie de « marginal ». Les acteurs du secteur affichent une vision moins optimiste et invitent les automobilistes à profiter des derniers jours de cette période de prix bas.
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