En plus des taux d’intérêt plus bas qui rendent le métal précieux plus attractif, « l’instabilité géopolitique, la faible croissance économique dans des régions clés (…) et, plus récemment, l’incertitude entourant l’élection présidentielle américaine sont autant de facteurs qui ont contribué à cette hausse », commente Ricardo Evangelista, de ActivTrades.
En effet, les marchés ont été mis à rude épreuve par la guerre menée par Israël contre le Hamas à Gaza et contre le Hezbollah dans le sud du Liban plus récemment, avec des craintes d’une guerre régionale qui pourrait impliquer l’Iran.
L’or a également porté par les baisses de taux d’intérêt décidées par les banques centrales qui rendent le métal précieux plus attractif pour les investisseurs.
Pour autant, faut-il se ruer dessus ?
Le Revenu a toujours été prudent en la matière. Si l’or apparaît comme un placement refuge à même de rassurer en période de crise, il présente plusieurs inconvénients qu’il convient de garder à l’esprit.
En effet, son rendement réel annuel n’est guère attractif (1,3% depuis 1971) et, contrairement aux actions, il n’offre pas revenus. Sans compter que la fiscalité à la revente est pour le moins pénalisante (11% sur le montant total de la vente sauf à certaines conditions).
Une solution intermédiaire consiste à investir dans des ETC (« Exchange traded commodities), similaires à des ETF (ou trackers) mais pour les matières premières. Par exemple, Invesco Physical Gold ETC [code Isin IE00B579F325] ou Amundi Physical Gold [FR00 13416716].