La première, estimée entre 150.000 et 200.000 euros, est un « tableau-objet ». Elle se présente sous la forme d’un petit panneau peint (25,5 x 21 cm) montrant un ciel nuageux au centre duquel est incrusté un galet, le tout évoquant une palette de peintre, indique Caen Enchères OVV dans un communiqué.
« Ce type de création, au moyen duquel Magritte explore la frontière entre l’art et l’objet du quotidien, est extrêmement rare sur le marché. Aujourd’hui, seul Le fait primitif (1936), conservé dans une collection privée à New-York et recensé dans le catalogue raisonné de l’artiste, peut lui être comparé », précise-t-elle.
La seconde est un dessin de femme nue, Sans titre (Nu de face), réalisé aux crayons de couleurs dans des tons chauds et signé en haut à gauche. Elle est estimée entre 100.000 et 150.000 euros.
Sujet récurrent dans le travail de l’artiste, il renvoie à des œuvres emblématiques telles que La Connaissance naturelle (1941) ou Le Brasier (1945-1946), selon l’étude.
Les deux œuvres proviennent de la collection d’Ernst Moerman, avocat, écrivain et cinéaste belge et ont été acquises directement auprès de Magritte. Elles ont été réalisées après 1929, année au cours de laquelle Magritte quitte Paris, pour rejoindre sa Belgique natale, et qui marque une période de transition dans son travail avec une production artistique qui mêle humour, poésie et réflexion métaphysique.