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Olivier Janssens, millionnaire belge enrichi par le bitcoin, veut bâtir une communauté libertarienne sur l'île de Nevis. Un projet à 50 millions de dollars qui divise la population locale.
Olivier Janssens investit 50 millions de dollars dans un projet audacieux baptisé « Destiny » sur l’île caribéenne de Nevis. Ce cryptomillionnaire belge veut créer une enclave privée mêlant villas de luxe, infrastructures médicales ultramodernes et système judiciaire autonome. Une ambition qui soulève de vives tensions avec les habitants, nombreux à dénoncer un « État dans l’État ».
Le plan prévoit des résidences haut de gamme réservées à une élite internationale, des centres de santé équipés des dernières technologies et un cadre de gouvernance parallèle. Les futurs résidents pourraient régler leurs litiges via des tribunaux privés d’arbitrage, court-circuitant les juridictions locales de Saint-Kitts-et-Nevis. Cette proposition suscite la méfiance d’une partie de la population névisienne, qui craint une perte de souveraineté sur son propre territoire.
Olivier Janssens s’inscrit dans le mouvement des « network states », ces communautés cherchant à bâtir des micro-sociétés affranchies des cadres institutionnels classiques. Son modèle s’inspire d’expérimentations similaires menées au Honduras avec l’île de Prospera, qui mise sur des impôts réduits et une régulation minimale. Les promoteurs vantent un environnement favorable aux entrepreneurs crypto et une résolution rapide des conflits commerciaux.
Pourtant, les autorités restent vigilantes. Les précédentes tentatives de paradis libertariens ont souvent buté sur des obstacles juridiques ou financiers, notamment lors des krachs du marché des cryptomonnaies. La réussite de Destiny dépendra de l’adhésion gouvernementale et de la capacité des investisseurs à maintenir leur engagement sur la durée.
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