Ce lundi, Michael Burry relance le débat sur une possible “bulle IA”, et s’en prend à Nvidia. Dans une note publiée sur son blog, l’investisseur célèbre pour avoir anticipé la crise des subprimes dénonce un écosystème qui s’emballe : surcapacité, course aux data centers et comptabilité “optimiste”.
Pour lui, Nvidia, moteur incontesté de cette révolution, devient aussi son baromètre le plus fragile.
Burry estime que la demande réelle en calcul IA reste inférieure à l’offre créée en urgence par les géants technologiques, poussés par la peur de manquer la vague.
Il pointe également la dépendance de Nvidia à quelques clients surendettés et un marché rendu artificiellement dynamique par des achats anticipés. Une mécanique qui rappelle, selon lui, les excès de la fin des années 90.
Et son avertissement tombe à un moment crucial. Ce 25 novembre 2025, l’action Nvidia décroche brusquement, pénalisée par des rumeurs d’alliance entre Meta et Google autour de nouvelles puces maison.
Une menace stratégique directe : si les grands acteurs réduisent leur dépendance au leader des GPU, la trajectoire de croissance pourrait rapidement se normaliser.
Faut-il voir dans la mise en garde de Burry un simple pessimisme coutumier ou un signal précoce ?
Pour l’investisseur individuel, une leçon demeure : même les champions incontestés ne sont jamais immunisés contre les cycles.
Dans la tech comme ailleurs, l’exubérance finit toujours par rencontrer les fondamentaux.
Manon Gazin