Résidences secondaires : est‑ce encore un bon placement en 2026 ?

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Posséder une résidence secondaire reste un symbole fort de réussite patrimoniale, mais à l’aube de 2026, ce type d’investissement mérite une analyse plus fine

Par Le Revenu
Publié le 13/01/2026 à 18h25
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Résidences secondaires : est‑ce encore un bon placement en 2026 ?
(©AdobeStock)

Posséder une résidence secondaire reste un symbole fort de réussite patrimoniale, mais à l’aube de 2026, ce type d’investissement mérite une analyse plus fine.

Entre évolutions du marché immobilier, fiscalité et motivations démographiques, la question n’est plus tranchée : avantage patrimonial ou gouffre financier ?

Un marché encore présent mais transformé

Selon l’Insee, en 2025 près de 10 % du parc de logements en France sont des résidences secondaires ou logements occasionnels. Ce segment représente une part non négligeable du patrimoine immobilier national et illustre l’attachement des Français à ces biens de loisirs ou de vacances.

Pour autant, le marché est loin d’être uniforme. Dans certaines stations balnéaires très prisées, comme en Nouvelle‑Aquitaine, les ventes de résidences secondaires ont chuté de plus de 20 % en 2025, en partie à cause de prix élevés, d’une fiscalité plus contraignante et de règles nouvelles sur les locations saisonnières. À l’inverse, d’autres zones plus abordables ou rurales, attirent de nouveaux acheteurs qui privilégient le cadre naturel ou la proximité avec les grandes villes.

Demande structurelle portée par les retraités

Un autre facteur à considérer est l’évolution démographique. La part des résidences secondaires est plus élevée chez les seniors : fin 2021, 15 % des 70‑89 ans en possédaient une, contre seulement 3,4 % des 40‑49 ans, d’après le Service des données et études statistiques. La population vieillissante pourrait soutenir la demande pour ces biens dans les années à venir.

Cette tendance démographique se cumule parfois avec un intérêt pour la location saisonnière, surtout dans des zones où le tourisme est dynamique ou bien desservi, offrant un potentiel de rendement locatif quand les cadres réglementaires ne sont pas trop restrictifs.

Fiscalité et projets de réforme : un élément à surveiller

La question fiscale reste un élément clé du calcul de rentabilité. Aujourd’hui, la revente d’une résidence secondaire n’est pas exonérée de plus‑value comme une résidence principale, et reste soumise à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. Un amendement proposé pour 2026 vise à réduire la durée de détention nécessaire pour une exonération totale, de 22 à 17 ans, afin de fluidifier le marché et favoriser les transactions.

À l’international aussi, certains États envisagent de nouvelles taxes sur les résidences secondaires de grande valeur, ce qui peut influencer l’attractivité des placements outre‑Atlantique.

Risques et perspectives pour 2026

Malgré des signaux encourageants, plusieurs risques subsistent. La demande de location saisonnière est plus encadrée dans certaines communes, avec des restrictions qui peuvent réduire le rendement locatif potentiel. Par ailleurs, les prix restent élevés dans les zones les plus recherchées, ce qui peut réduire les marges de plus‑value à la revente ou nécessiter un soutien financier plus important.

Enfin, l’attrait des résidences secondaires reste générationnel : les plus jeunes sont moins enclins à y investir qu’auparavant, et privilégient parfois la mobilité et des modes d’habitation alternatifs.

Conclusion : pas un placement universel, mais toujours pertinent si bien choisi

En 2026, la résidence secondaire n’est plus un placement automatique garantissant valorisation et rendement locatif. Elle peut toutefois rester intéressante pour les investisseurs qui ciblent les bonnes zones, maîtrisent la fiscalité, et envisagent ce bien dans une stratégie patrimoniale de long terme. L’intégration de paramètres comme l’usage personnel, la demande locative locale et les perspectives démographiques sera déterminante pour juger de la pertinence de ce type d’achat.

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