Hausse des loyers, progression modérée des salaires, aléas professionnels et personnels : depuis trois ans, le nombre de locataires qui rencontrent des difficultés de règlement de loyers a fortement augmenté. Même si les mauvais payeurs sont minoritaires parmi les 12 millions de ménages locataires, ils occasionnent de sérieuses angoisses chez les propriétaires.
Depuis la fin de la crise du Covid, les relances pour impayés ont été multipliées par deux en Île-de-France.
En région, hors grandes villes, le taux d’impayés de loyer de plus d’un mois a franchi les 4% en septembre 2024, contre 3,90 en 2023 et 1,25% avant la Covid, selon Imodirect, agence immobilière en ligne spécialisée dans la gestion locative. Les locataires essaient de gagner du temps dans le règlement de leur loyer.
La solution de l’échelonnement
Le nombre de relances après les retards de paiement de cinq ou dix jours a été multipliés par deux depuis 2020. Cette procédure de relances préalables aboutit généralement à un règlement tardif du loyer, mais elle évite un temps de lancer une procédure pour impayés de loyers.
Rappelons que si le paiement pose des difficultés, le propriétaire et le locataire peuvent se mettre d’accord sur un échelonnement du règlement des impayés et formaliser ce calendrier.