États-Unis : une contraction prolongée du secteur manufacturier

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Certains sous-indices, comme l’emploi dans le secteur manufacturier, affichent également des niveaux faibles, reflétant une diminution des embauches et des commandes.

Par Le Revenu
Publié le 06/01/2026 à 16h15
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États-Unis : une contraction prolongée du secteur manufacturier
(©AdobeStock)

L’activité du secteur manufacturier américain a continué de ralentir en décembre 2025, atteignant son plus bas niveau depuis 14 mois selon le dernier rapport de l’Institute for Supply Management (ISM).

L’indice PMI manufacturier, qui mesure l’activité dans l’industrie, s’est établi à 47,9 en décembre, en baisse par rapport à 48,2 en novembre et bien en dessous de la barre des 50 qui sépare expansion et contraction. Une lecture sous ce seuil indique une contraction du secteur, qui représente environ 10 % de l’économie américaine.

Selon les données détaillées de l’enquête, cette faible performance marque dix mois consécutifs de contraction, les nouvelles commandes continuant de diminuer et les coûts des intrants restant élevés, pesant sur la production. Cette tendance reflète notamment l’impact persistant des droits de douane élevés sur les importations, qui pèsent sur les coûts et la compétitivité des fabricants.

Quelles conséquences pour l’économie américaine ?

Cette contraction prolongée intervient dans un contexte où d’autres indicateurs économiques restent fragiles : les pressions sur la demande intérieure et les incertitudes liées au commerce international continuent de peser sur le moral des chefs d’entreprise. Certains sous-indices, comme l’emploi dans le secteur manufacturier, affichent également des niveaux faibles, reflétant une diminution des embauches et des commandes.

Malgré cette faiblesse persistante, certains observateurs soulignent que l’économie américaine dans son ensemble continue de croître, soutenue par d’autres secteurs comme les services. Toutefois, la prolongation de la contraction manufacturière alimente les inquiétudes quant à l’orientation de l’activité économique à court terme, alors que les responsables politiques et la Réserve fédérale surveillent de près ces signaux pour ajuster leurs décisions.

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