Indécision : aucune incertitude sur les taux

Partager

Après avoir fêté la fin du shutdown aux États-Unis, les marchés s’interrogent de nouveau sur les valorisations élevées des valeurs technologiques et sur la probabilité d’une nouvelle baisse de taux décidée par la Fed.

Par Bruno Kus
Publié le 18/11/2025 à 16h05

Indécision : aucune incertitude sur les taux
(©AdobeStock)

À peine ont-ils eu le temps de saluer la fin du shutdown aux États-Unis, avec un nouveau record à la clé sur les indices Dow Jones et le CAC 40 (8.314,23 points au cours de la séance du 13 novembre), que les marchés se sont remis à douter.

La probabilité d’une nouvelle baisse des taux directeurs de la Fed, le 10 décembre prochain, a en effet considérablement diminué (45 %, contre 65 % il y a moins de 10 jours) du fait de l’absence de statistiques officielles (impact du shutdown) concernant l’évolution de l’inflation et du marché du travail outre-Atlantique.

Pour ne rien arranger, les divergences se sont accentuées au sein des membres de la Fed. De quoi contrarier les investisseurs qui misaient sur une poursuite de la politique d’assouplissement monétaire.

D’autant qu’un sentiment de lassitude s’est installé au sujet de l’intelligence artificielle et des valorisations stratosphériques atteintes par certaines valeurs. Depuis son record historique du 29 octobre et le franchissement du seuil des 5.000 milliards de dollars de capitalisation, Nvidia a reperdu près de 10 % de sa valeur.

La menace d’une bulle sur le secteur technologique couve toujours et le risque d’une correction majeure est dans toutes les têtes, même s’il faut bien reconnaître que les résultats des géants de la tech ont encore été au rendez-vous au troisième trimestre.

Avec la fin des publications trimestrielles des entreprises, les marchés vont devoir trouver de nouveaux catalyseurs pour poursuivre leur rebond.

Retour des valeurs du luxe

Ces catalyseurs pourraient venir des secteurs ayant jusqu’à maintenant sous-performé les indices. C’est le cas du luxe qui semble se refaire une santé si l’on en juge le retour à la croissance de Burberry et surtout l’accélération des ventes (+14 % en organique) du géant suisse, Richemont (Cartier et Van Cleef & Arpels), au deuxième trimestre de l’exercice 2025-2026. LVMH, Hermès et Kering ont profité de ces annonces.

Les valeurs bancaires françaises, elles, retrouvent des couleurs avec l’éloignement du risque de dissolution de l’Assemblée nationale et un contexte de taux toujours favorable. Le sentiment général reste néanmoins à la prudence.

Articles réservés aux abonnés