Mercosur : Bruxelles y croit encore …

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Le texte, qui concerne l’un des plus vastes accords commerciaux mondiaux, implique l’Union européenne et les membres du Mercosur comprenant l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay.

Par Le Revenu
Publié le 05/01/2026 à 16h47
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Mercosur : Bruxelles y croit encore …
En Champagne, l'explosion du prix du foncier pèse sur les transmissions familiales des exploitations viticoles. (©AdobeStock)

L’Union européenne se dit sur la bonne voie pour signer prochainement l’accord de libre‑échange négocié avec le bloc sud‑américain Mercosur, a déclaré une porte‑parole de la Commission européenne lors d’un point presse à Bruxelles ce lundi. Après presque un quart de siècle de discussions, des progrès significatifs ont été réalisés ces dernières semaines dans les négociations visant à finaliser ce traité, et la Commission espère que la signature interviendra « bientôt ».

Le texte, qui concerne l’un des plus vastes accords commerciaux mondiaux, implique l’Union européenne et les membres du Mercosur comprenant l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay. Il vise à faciliter les échanges de biens et services, réduire progressivement les barrières tarifaires et renforcer les relations économiques entre les deux blocs, tout en incluant des dispositions sur les normes environnementales, sociales et commerciales.

Opposition, retards et enjeux politiques

Malgré cet optimisme, la signature a été repoussée à janvier après que certains États membres, dont la France et l’Italie, ont exprimé des réserves, notamment sur la protection de leurs agriculteurs face à une concurrence jugée parfois moins exigeante en matière de normes environnementales et sanitaires.

L’Italie avait qualifié une signature immédiate de « prématurée » en l’absence de garanties supplémentaires pour son agriculture, tandis que Paris tente de rassembler une minorité de blocage pour faire valoir ses conditions.

Ce contexte traduit un équilibre délicat entre ambition commerciale et préoccupations internes, alors que des garanties additionnelles, telles que des clauses de sauvegarde pour les secteurs sensibles, ont été discutées en parallèle pour faciliter l’adoption du traité.

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