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Alstom suspend la production de son train à hydrogène, faute de subventions et face à une technologie jugée trop immature, en finalisant ses dernières commandes pour les régions françaises.
La filiale hydrogène d’Alstom s’arrête brutalement, victime du manque de soutien public et d’un marché qui tarde à décoller. Malgré une décennie d’investissements et l’espoir de décarboner le rail, le groupe n’a pas obtenu les subventions nécessaires pour pérenniser son activité. En Europe, de gros montants avaient été alloués à la recherche, mais les performances attendues n’ont pas été au rendez-vous, repoussant la maturité industrielle de la technologie.
Avant la mise en pause, Alstom garantit la livraison de ses derniers trains à hydrogène. Quatorze rames circulent déjà en Allemagne et douze unités doivent encore rejoindre des régions françaises (Bourgogne-Franche-Comté, Occitanie, Grand Est, Auvergne-Rhône-Alpes). Les salariés concernés seront redéployés au sein du groupe, qui reste actif sur d’autres volets du ferroviaire innovant.
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La direction d’Alstom l’admet : l’hydrogène n’a pas atteint le niveau de fiabilité espéré, malgré des progrès sur les piles à combustible. L’expérience allemande, confrontée à des problématiques de coût et de fiabilité, interroge désormais sur l’avenir de ce secteur pour remplacer le diesel, surtout sur les lignes non électrifiées. Face à la pause d’autres groupes industriels dans l’hydrogène, c’est toute une filière qui doit réinventer sa stratégie à moyen terme.
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