Le groupe dit prévoir « un impact direct limité » de l’augmentation récente des droits de douane grâce à ses quelque 150 usines réparties dans le monde et de son « empreinte industrielle au plus près des clients ».
Mais, disant craindre « l’impact macroéconomique mondial », la « forte incertitude » générée par l’offensive protectionniste des États-Unis et « leurs conséquences sur la demande », il a « recentré » sa prévision d’excédent brut d’exploitation (Ebitda), la situant désormais dans le bas de la fourchette annoncée en février.
« Sauf ralentissement majeur de la croissance mondiale lié aux perturbations géopolitiques », celui-ci devrait être « au moins égal à l’an dernier à taux de change constant », soit 1,53 milliard d’euros, a indiqué Arkema.
Le 27 février, le chimiste avait prévu un Ebitda entre 1,53 et 1,67 milliard d’euros.
Au premier trimestre, Arkema a vu son Ebitda régresser de 6% à 329 millions d’euros, et son bénéfice net reculer à 49 millions d’euros contre 79 millions au premier trimestre 2024.
Cette érosion est attribuée notamment au « retrait significatif » de la rentabilité des matériaux dits « intermédiaires » (qui représentent 7% des ventes du groupe), liée à une baisse des prix des gaz fluorés réfrigérants aux États-Unis. Ceux-ci « devraient rester en net retrait au deuxième trimestre ».
Sur l’ensemble de l’année 2025, le groupe prévoit un flux de trésorerie disponible « en forte hausse » à près de 600 millions d’euros pour l’année, alors qu’il était négatif au premier trimestre (-155 millions d’euros) en raison des « frais de réorganisation » du site de Jarrie en Isère, où le groupe a annoncé la suppression de 154 postes après les déboires de Vencorex, son fournisseur de sel depuis 60 ans.
Pour le reste de l’année, Arkema « continuera à gérer strictement ses opérations avec un fort accent sur les économies de coûts » tout en s’appuyant sur « sa stratégie long terme d’innovation » et la « finalisation des projets en cours », a indiqué le PDG Thierry Le Hénaff dans un communiqué.
Chaque site et chaque région doit réduire ses frais fixes de 1,5% par rapport aux objectifs initalement prévus, a précisé M. Le Hénaff au cours d’un entretien avec la presse.