Face aux actionnaires réunis en assemblée générale à Paris, M. de Romanet, 63 ans, a rappelé que les services du Premier ministre avaient annoncé le 20 mars qu’il serait maintenu dans ses fonctions jusqu’aux Jeux olympiques et paralympiques de Paris « afin de garantir (leur) bonne organisation », mais pas renouvelé au-delà.
Augustin de Romanet, dirigeant depuis 2012 du groupe gérant Paris-Charles-de-Gaulle et Paris-Orly, ainsi qu’une vingtaine de plateformes dans le monde, s’était auparavant dit « disponible » pour un troisième mandat. L’État français est actionnaire à 50,6% du groupe.
« J’ai pris acte de ce que je recevais une invitation de poursuivre ma mission au-delà des Jeux olympiques et ensuite que j’étais invité à partir », a résumé M. de Romanet. « Guidé par l’intérêt social de votre société, j’ai réfléchi trois minutes et constaté qu’il était de l’intérêt social de la société qu’effectivement je demeure au combat avec les équipes » pendant les épreuves sportives, a-t-il ajouté.
« Installer ADP comme un leader mondial »
Mais il est également dans l’intérêt d’ADP que « cette période (d’intérim) ne s’éternise pas », a-t-il encore affirmé. « Au plus tard le 31 décembre, je serai à la tâche, mais je n’envisage pas d’aller au-delà car je crois que ce serait nuisible à l’intérêt social de la société ».
« Je souhaite encourager et faciliter l’arrivée d’un successeur » dont la proposition du nom revient au président de la République, a encore dit le PDG sortant, évoquant l’objectif d' »installer ADP comme un leader mondial qui soit une fierté pour ses actionnaires et pour la France ».