« Construire la marque prend beaucoup de temps et d’énergie. Si vous êtes cotés aux États-Unis, comme la finance y a été inventée, il est plus logique de le faire du point de vue de la marque », a déclaré Antoine Flamarion, un des co-fondateur de Tikehau au quotidien des affaires.
« Nous réfléchissons » s’il vaut mieux opter pour une cotation principale aux États-Unis ou ajouter une cotation secondaire à New York, a ajouté dans le Financial Times l’autre cofondateur Mathieu Chabran, qui est basé à New York depuis 2018.
Le marché américain présente de nombreux intérêts pour une société de gestion à ambition mondiale, tandis qu’en Europe « l’Union des marchés de capitaux » peine à se concrétiser.
Tikehau Capital, qui compte 47,1 milliards d’actifs sous gestion, a vu son bénéfice net plonger de 20% sur un an au premier semestre, à 57,5 millions d’euros, pénalisé par un marché de l’immobilier en berne.
Objectifs maintenus
La société de gestion, active notamment en dette privée, en capital-investissement et en immobilier, voit deux effets négatifs heurter son compte de résultat: la baisse des commissions de souscription dans l’immobilier, alors que le marché des sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) tourne au ralenti, et la baisse de valeur de deux foncières cotées détenant de l’immobilier principalement en Allemagne et en France.
La société n’a pas pour autant abandonné ses objectifs: elle a confirmé vouloir atteindre en 2026 65 milliards d’euros d’encours pour son activité de gestion d’actifs et 500 millions d’euros de résultat net.