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Le candidat au rachat, le groupe Eneris, avait présenté début janvier un projet de reprise assorti d’un financement de 5,5 millions d’euros et d’un plan d’investissement de plus de 20 millions d’euros.
La start-up française Naarea, considérée comme l’une des plus importantes jeunes pousses du nucléaire en France, voit son avenir sérieusement compromis. L’unique offre de reprise déposée a été retirée mercredi soir, à la veille de l’audience du tribunal des activités économiques de Nanterre, laissant planer la menace d’une liquidation judiciaire.
Le candidat au rachat, le groupe Eneris, avait présenté début janvier un projet de reprise assorti d’un financement de 5,5 millions d’euros et d’un plan d’investissement de plus de 20 millions d’euros. L’offre prévoyait également la reprise d’un peu plus de 100 salariés. Son retrait intervient sans qu’une solution alternative n’ait été présentée.
Fondée en 2020, Naarea développe des réacteurs nucléaires innovants de petite taille destinés à produire une énergie décarbonée. Malgré plusieurs levées de fonds et des soutiens publics dans le cadre du plan France 2030, l’entreprise avait été placée en redressement judiciaire à l’automne 2025.
Le retrait de cette offre de reprise met en lumière les difficultés rencontrées par les start-ups du nucléaire à financer le passage de la recherche à l’industrialisation, malgré l’affichage d’une ambition forte des pouvoirs publics dans ce secteur stratégique.
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