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Le financement accordé par le DOE s’inscrit dans un plan de 2,7 milliards de dollars destiné à relancer et à accroître les capacités d’enrichissement sur le territoire américain sur la décennie à venir.
Le spécialiste français du combustible nucléaire Orano a annoncé mardi avoir obtenu un financement de 900 millions de dollars (environ 766,9 millions d’euros) de la part du Département de l’Énergie américain (DOE) pour développer une installation d’enrichissement d’uranium sur le sol des États-Unis, dans l’État du Tennessee.
Cette allocation fait partie d’un effort plus large du gouvernement américain visant à stimuler la production domestique d’uranium enrichi et à réduire la dépendance historique du pays vis-à-vis des importations, en particulier en provenance de Russie, dont les livraisons sont progressivement interdites d’ici 2028.
La somme accordée à Orano servira à financer une étape clé du projet « IKE », qui prévoit la construction d’une usine d’enrichissement d’uranium à Oak Ridge, à proximité de la centrale nucléaire locale. Le projet complet est estimé à près de 5 milliards de dollars, Orano devant finaliser le contrat puis déposer une demande de licence auprès de l’Autorité de sûreté nucléaire américaine au cours du premier semestre 2026.
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Selon Orano, cette usine devrait fournir une nouvelle source fiable et sécurisée d’uranium enrichi aux exploitants de centrales nucléaires américains, répondant ainsi aux besoins croissants d’une filière nucléaire qui reste un pilier de l’électricité bas carbone aux États-Unis.
Le financement accordé par le DOE s’inscrit dans un plan de 2,7 milliards de dollars destiné à relancer et à accroître les capacités d’enrichissement sur le territoire américain sur la décennie à venir, incluant des soutiens à plusieurs acteurs du secteur.
Pour Orano, cette étape marque une avancée significative dans son expansion industrielle aux États-Unis, en complément des capacités traditionnelles qu’il exploite en France, notamment à l’usine de Tricastin, pour soutenir la filière nucléaire occidentale.
Soutenue par une technologie d’ultracentrifugation éprouvée, la future installation devrait contribuer à renforcer la sécurité d’approvisionnement en combustible nucléaire américain tout en créant plusieurs centaines d’emplois locaux au moment de sa construction et de sa mise en service dans la seconde moitié de la prochaine décennie.
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