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Cette nouvelle suspension reflète une fragilité persistante du secteur automobile face aux perturbations d’approvisionnement en semi‑conducteurs.
Le constructeur automobile japonais Honda Motor Co. a annoncé qu’il prolongera de deux semaines la suspension de la production dans trois de ses usines en Chine, en raison de pénuries persistantes de semi‑conducteurs affectant l’industrie automobile mondiale. Les usines automobiles exploitées en partenariat avec Guangzhou Automobile Group (GAC) devaient initialement reprendre leur activité ce lundi, mais leur redémarrage est désormais prévu au 19 janvier 2026, a précisé un porte‑parole du groupe lors d’un communiqué transmis à la presse. Cette extension met en lumière les tensions encore fortes dans les chaînes d’approvisionnement de composants électroniques essentiels pour la fabrication automobile.
La décision intervient alors que plusieurs constructeurs ont déjà dû réduire ou interrompre leur production sur d’autres sites internationaux, notamment en Amérique du Nord fin 2025, en raison du même manque de puces. Les retards sont en grande partie liés aux retards d’acheminement de composants de la société Nexperia, une filiale néerlandaise du groupe chinois Wingtech, qui a interrompu ou ralenti ses livraisons, affectant plusieurs segments de l’industrie. Honda n’a pas formellement imputé la prolongation à cette entreprise, mais reconnaît la vulnérabilité de ses chaînes d’approvisionnement.
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Cette suspension concerne des usines essentielles pour la production de modèles à haut volume destinés au marché chinois, un des plus importants pour le constructeur japonais. Certaines estimations suggèrent que la pause prolongée pourrait réduire la production de près de 23 000 véhicules sur la période concernée, accentuant les défis de livraison pour certains modèles populaires. Malgré cela, des analystes estiment que Honda pourrait récupérer une partie de la production perdue au cours de l’année si la situation des puces s’améliore.
Cette nouvelle suspension reflète une fragilité persistante du secteur automobile face aux perturbations d’approvisionnement en semi‑conducteurs, qui continuent de peser sur les coûts, les calendriers de production et la compétitivité des constructeurs mondiaux en 2026.
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