Ryanair condamnée en Italie, 255 millions d’euros d’amende

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La sanction fait suite à une enquête approfondie de l’AGCM qui a conclu que Ryanair avait déployé des pratiques empêchant ou rendant plus difficile l’accès des agences de voyages (en ligne et physiques) à ses vols sur le site ryanair.com, entre avril 2023 et avril 2025.

Par Le Revenu
Publié le 23/12/2025 à 18h55 | mis à jour le 26/01/2026 à 10h28
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Ryanair condamnée en Italie, 255 millions d’euros d’amende
(©Boeing)

La compagnie aérienne low-cost Ryanair a été condamnée ce mardi 23 décembre 2025 par l’Autorité garante de la concurrence et du marché (AGCM) en Italie à une amende de 255 millions d’euros pour abus de position dominante. La sanction fait suite à une enquête approfondie de l’AGCM qui a conclu que Ryanair avait déployé des pratiques empêchant ou rendant plus difficile l’accès des agences de voyages (en ligne et physiques) à ses vols sur le site ryanair.com, entre avril 2023 et avril 2025.

Selon la décision, la stratégie de Ryanair comprenait plusieurs mesures qui ont entravé la capacité des agences à proposer des billets :

  • l’introduction de procédures de reconnaissance faciale ciblant les réservations via agences,
  • le blocage des tentatives de réservation et de certains moyens de paiement pour les agences,
  • l’imposition d’accords de partenariat restrictifs limitant la possibilité d’associer les vols Ryanair à d’autres services (par exemple vols d’autres transporteurs, assurances ou packages touristiques).

L’autorité italienne a estimé que ces pratiques, utilisées par la compagnie malgré sa part de marché significative (38 % à 40 % du trafic passagers vers et depuis l’Italie), avaient affaibli la concurrence et réduit l’offre disponible pour les consommateurs en limitant le rôle des agences comme intermédiaires.

Réaction de Ryanair

Dans un communiqué, Ryanair a qualifié la décision de « bizarre et infondée » et a annoncé son intention de faire appel immédiatement. Le PDG Michael O’Leary a défendu le modèle de vente directe au consommateur de la compagnie, affirmant qu’il permettait de réduire les coûts et de proposer des tarifs plus bas, et que les accusations de restriction étaient sans fondement.

Cette amende, l’une des plus lourdes jamais infligées à une compagnie aérienne en Europe pour ce type de comportement, intervient dans un contexte de tensions récurrentes entre Ryanair et les autorités de concurrence européennes, qui cherchent à réguler l’impact des grandes plateformes numériques et des stratégies de distribution sur l’écosystème des voyages.

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