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Menacé d'une lourde sanction financière pour ses émissions de CO2 en 2025, Stellantis sauve les meubles. Grâce à Bruxelles et son allié chinois Leapmotor, le constructeur évite le pire. Décryptage.
L’épée de Damoclès vacille mais ne tombe pas. Le groupe automobile a frôlé la catastrophe industrielle. Les objectifs d’émissions pour 2025 semblaient hors d’atteinte. Une pénalité aurait lourdement pesé sur la rentabilité. Mais l’Europe a offert une porte de sortie inattendue. Les régulateurs accordent une souplesse bienvenue sur le calendrier. Ce lissage des objectifs permet au constructeur de respirer. La menace immédiate s’éloigne. Les comptes sont préservés pour l’instant.
La stratégie d’alliance avec Leapmotor démontre ici toute sa valeur financière. Stellantis intègre désormais les crédits carbone de son partenaire chinois. Les véhicules électriques vendus par Leapmotor pèsent dans la balance globale du groupe. Cette consolidation technique abaisse mécaniquement la moyenne d’émissions. Ce n’est pas une prouesse technologique, mais une manœuvre comptable redoutable. Elle transforme une impasse en simple formalité administrative.
Les investisseurs ne doivent pas crier victoire trop vite. Cette bouffée d’oxygène reste temporaire. Le groupe s’offre du temps, rien de plus. Les défis structurels demeurent intacts sur le marché domestique. Il faudra bien finir par vendre massivement ses propres modèles électriques pour survivre à long terme. L’ingénierie financière a ses limites. Le mur de l’électrification est repoussé, mais il est toujours là. La vigilance reste de mise sur le titre.
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