En 2025, il était difficile de perdre de l’argent sur les marchés, dans la mesure où la plupart des indices boursiers ont connu de belles progressions. Les investisseurs concentrés sur les actions françaises peuvent néanmoins avoir des regrets.
Si l’action Société Générale a bondi de plus de 150 % sur un an, dans l’ensemble, le CAC 40 (hors dividendes) s’est contenté d’une hausse de 10 %, quand, dans le même temps, la Bourse espagnole flambait de 48 %, la Bourse italienne de 30 %, le Nasdaq de 20 % et la Bourse de Shanghai de 16 %.
Le compartiment des métaux s’est aussi illustré avec des hausses de 150 % pour l’argent, 120 % pour le platine et 65 % pour l’or. Autant de thématiques sur lesquelles il est facile d’investir, via des ETF ou des fonds, en vue de diversifier correctement un portefeuille.
Tensions au Venezuela.
Cette stratégie restera adaptée pour l’année qui vient de démarrer, où vont se mêler défis et opportunités dans un contexte géopolitique qui va se durcir. L’intervention américaine au Venezuela et les manœuvres militaires de la Chine autour de Taïwan laissent présager de fortes tensions susceptibles de profiter aux métaux précieux, aux valeurs de la défense et aux compagnies pétrolières pressenties pour exploiter les gigantesques réserves vénézuéliennes.
Sur le plan économique, une bonne surprise ne doit pas être exclue aux États-Unis, où la croissance du PIB au troisième trimestre a atteint 4,3 %, portée par la consommation des ménages. En Chine, l’activité manufacturière a progressé de manière inattendue en décembre après huit mois consécutifs de repli. Le gouvernement de Pékin a, par ailleurs, annoncé des mesures de soutien à l’activité.
Quant à l’Europe, elle peut compter sur le plan de relance en Allemagne, susceptible de prendre le relais de la belle dynamique observée en Espagne et en Italie, même si la France devrait rester confrontée à son instabilité politique.
L’année boursière ne s’annonce pourtant pas forcément tranquille. Outre la géopolitique, il faudra composer avec les doutes soulevés par les investissements massifs dans l’intelligence artificielle, mais aussi la politique commerciale des États-Unis et celle de la Fed.