Au troisième trimestre de son exercice décalé, le résultat d’exploitation (EBIT) ajusté et corrigé des effets de changes a bondi de 42,6% sur un an, à 330,6 millions d’euros, soit mieux qu’attendu par le consensus d’analystes sondés par Factset, selon un communiqué de résultats paru mercredi.
Cela est dû aux performances record des croisières (+56,2% en termes d’EBIT ajusté, à 142,7 millions d’euros) grâce à l’ajout de deux nouveaux navires aux 16 déjà utilisés.
L’EBIT ajusté des compagnies aériennes, d’habitude moins rentables, a lui triplé sur un an, à 49,7 millions d’euros, bénéficiant principalement du décalage des vacances de Pâques sur le troisième trimestre, après en avoir souffert entre janvier et mars.
Entre avril et juin, 5,9 millions de clients ont choisi le groupe de Hanovre pour leurs vacances, soit 2% de plus que l’an passé à la même période.
Mais début août, le programme estival des tours-opérateurs et des compagnies aériennes n’affichait pas un franc succès.
Les réservations sont en recul de 2% et les prix ont augmenté de 3% par rapport à l’été dernier, tandis que le taux de remplissage s’est maintenu autour de 86%.
« Nous avons constaté un impact notable, pas seulement de la vague de chaleur, mais aussi des tensions au Moyen-Orient », qui représente une part importante des long-courriers de TUI, a indiqué le directeur général Sebastian Ebel en conférence de résultats.
Parmi les clients de TUI, « les Allemands ont été particulièrement plus hésitants », a-t-il ajouté, affectés par le « climat économique moins favorable » dans le pays qu’au Royaume-Uni par exemple.
Mais M. Ebel a insisté sur la reprise en cours du marché allemand et sur le dynamisme des croisières, réservées à 100% pour la saison estivale.
Au troisième trimestre, le chiffre d’affaires de TUI a néanmoins bondi de 7,1% pour atteindre 6,2 milliards d’euros « grâce à des volumes accrus et des prix plus élevés », selon le communiqué.
Première source de revenus de TUI, ses compagnies aériennes ont enregistré une croissance de 6,8%, à 5,4 milliards d’euros, tirée par l’Europe centrale (+10,3%).
Du fait du repli des réservations d’été, le groupe prévoit désormais d’atteindre la « partie basse » de sa fourchette de prévision annuelle de chiffre d’affaires, de 5 à 10% de croissance. En revanche, il a légèrement revu à la hausse la prévision de croissance annuelle de son EBIT ajusté de 9 à 11%, contre 7 à 10% précédemment.
A la bourse de Francfort, vers 08H30 GMT, l’action TUI grappillait 0,51%, à 7,93 euros après avoir rebondi la veille après la communication des objectifs financiers.